jeudi 27 août 2009

L'Allemagne se vide

L’Allemagne, pays en crise, n’est plus un pays d’immigration

L'Allemagne se vide. Au sens démographique d'abord. Il y a plus d'Allemands qui ont quitté leur pays que d'étrangers qui s'y sont installés. Mais aussi au sens symbolique du terme. Le modèle allemand, pacifiste, écologiste, critique envers lui-même, n'existe plus. Est-ce pour cela que les Allemands s'en vont?

Au cœur des vacances, l’affaire est quasiment passée inaperçue. Inaperçue, elle le demeure encore à l’heure où l’Allemagne s’apprête à élire le 27 septembre prochain un nouveau Bundestag. D’une portée politique nettement plus grande que ne le sont les thèmes d’une des campagnes les plus moroses que la RFA ait connue depuis des décennies, les chiffres des flux migratoires allemands auraient dû alerter les responsables politiques. Néanmoins, ils ont préféré garder le silence. Et pour cause ! Privilégiant les bonnes vielles paroles d’antan, du type « on continue et on ne change rien », ils ne tiennent surtout pas à alarmer leurs électeurs. Et pourtant, il y a de quoi s’inquiéter. A la lecture des données de « l’Office fédéral de la statistique », il s’avère que, pour la première fois depuis 1984, plus d’Allemands auraient quitté leur pays en 2008 que d’étrangers ne s’y seraient installés durant la même période. Alors que 682 000 d’entre eux se sont établis en RFA, 738 000 Allemands ont décidé de quitter la République fédérale. Bien que beaucoup comptent y revenir un jour, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en premier lieu, l’Allemagne n’est plus un pays d’immigration mais un pays d’émigration. Et comme c’est le cas pour tout autre pays d’émigration, l’Allemagne est un pays en crise.

Déjà incapable de maîtriser son problème démographique, auquel elle n’a trouvé d’autre solution que de relever l’âge de la retraite à 67 ans, la République fédérale d’Allemagne est en train de perdre une partie conséquente de ses cadres et chercheurs. Car c’est bel et bien dans les pays riches que les expatriés allemands cherchent désormais à vivre et à travailler. Entre autres aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Autriche, mais aussi en France, devancée dès 2006 par l’Espagne, îlot pour retraités allemands privilégiés. La palme d’or de l’émigration allemande revient toutefois à sa voisine, la Suisse. Celle-ci a accueilli plus de 29 000 ressortissants allemands en 2008. Pour s’en rendre compte, il suffit de faire un détour dans les universités helvétiques, notamment alémaniques mais aussi romandes, où des professeurs de renom, voire de jeunes doctorants ou autres universitaires, presque tous originaires de la RFA, se félicitent des excellentes conditions salariales et de travail qui leur y sont offertes.
Ces élites émigrées ne sont pas les seules à bénéficier des avantages suisses. Nombre de caissières de supermarché, voire de serveuses de restaurant, domiciliées à Bâle, à Zurich ou dans n’importe quelle station touristique de l’Oberland bernois et du Haut Valais, vous répondent désormais dans un allemand, quasiment parfait, excepté un léger accent saxon, preuve que beaucoup d’Allemands de l’Est, victimes du chômage endémique qui règne en ex-RDA, préfèrent aujourd’hui tenter leur chance en Suisse. Bien que la comparaison puisse heurter quelques âmes germaniques, personne n’oserait remettre en cause une nouvelle donnée politique : en ce début du 21ème siècle, les travailleurs (est)-allemands ont en quelque sorte remplacé en Suisse les immigrés des années soixante, Italiens ou Espagnols pour la plupart, naguère ouvriers spécialisés ou techniciens de maintenance.

«L’Allemagne n’est pas ce que vous croyez»

La République fédérale d’Allemagne n’admettra jamais par elle-même ce qu’elle s’efforce tant bien que mal de cacher. A l’aube du vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, elle est confrontée à un double défi dont elle refuse obstinément de prendre conscience. Face à un enjeu migratoire, elle enregistre d’une part une fuite de cerveaux, issus pour nombre d’entre eux de l’Ouest, et exporte d’autre part un certain nombre de ses chômeurs, souvent originaires de l’Est. Elle démontre ainsi son incapacité politique à réaliser aujourd’hui, près de vingt ans après son unification, ce qu’elle a parfaitement réussi à faire à l’Ouest durant environ trois décennies, à savoir offrir au reste de l’Europe un modèle de société. Fait encore insuffisamment intériorisé par ses principaux partenaires européens, et notamment par les Français, force est de constater que le modèle allemand n’existe plus. En 1978, Joseph Rovan, l’un des artisans de la réconciliation franco-allemande, publiait un ouvrage au nom évocateur de « l’Allemagne n’est pas ce que vous croyez ». L’auteur désirait alors donner une image plus démocratique, plus conviviale, plus sympathique d’un pays dont les Français avaient en mémoire l’autoritarisme, l’occupation, et le passé nazi. Trente ans après, un nouveau livre, au titre analogue, pourrait faire son apparition sur les étales des librairies françaises. Non pour vanter les vertus du voisin allemand, mais pour dresser un tableau plus nuancé. La représentation d’une Allemagne pacifiste, alternative, écologiste et critique avec elle-même est désormais remplacée par une description nettement plus différenciée de la réalité allemande. En revendiquant une normalité identique à celle dont se prévalent les autres Etats européens, la RFA est devenue une nation comme les autres, victime au même titre que ses voisins et partenaires des vicissitudes et difficultés dues à la crise financière. N’a-t-elle pas perdu en cela une part de son attractivité, pour elle, ses habitants, mais aussi pour ses amis ?

http://www.marianne2.fr/L-Allemagne,-pays-en-crise,-n-est-plus-un-pays-d-immigration_a181884.html

French: The Most Productive People In The World

A new survey from UBS has shown that the French continue to work the least amount of hours per year in the world. Once again, the French have blown away the competition.
People work an average of 1,902 hours per year in the surveyed cities but they work much longer in Asian and Middle Eastern cities... People in Lyon and Paris, by contrast, spend the least amount of time at work according to the global comparison: 1,582 and 1,594 hours per year respectively.
Upon seeing this data, some might criticize the French for being lazy, but that misses the point completely. The real message here is that the French are likely some of the most productive people in the entire world.
Think about it. Nationmaster ranks France as #18 in terms of GDP per capita, at $36,500 per person, yet France works much less than most developed nations. They achieve their high standard of living while working 16% less hours than the average world citizen, and almost 25% than their Asian peers as per UBS. Plus, if you visit France you'll also realize that their actual standard of living is probably much higher than GDP numbers would indicate.
Thus, if one were to divide France's GDP per capita by actual hours worked, you'd probably find that the French are achieving some of the highest returns on work-hours invested. Labor Alpha, if you will.
We can actually calculate this Labor Alpha using statistics from Nation Master.
France has $36,500 GDP/Capita and works 1,453 hours per year. This equates to a GDP/Capita/Hour of $25.10. Americans, on the other hand, have $44,150 GDP/Capita but work 1,792 hours per year. Thus Americans only achieve $24.60 of GDP/Capita/Hour.
This puts the French Labor Alpha at about $0.50 GDP/Capita/Hour over the US. It may sound small at first, but add that up across millions of people, and a few decades. Now you've built a lesson for the rest of the world to learn.
Winning is not about working hard. It's about working smart... and less. As the French know well.

http://www.businessinsider.com/are-the-french-the-most-productive-people-in-the-world-2009-8

lundi 24 août 2009

Les tarifs aériens continuent de plonger en septembre

Les tarifs aériens continuent de diminuer sur un an, selon le dernier baromètre des billets d'avion Go Voyages-Relaxnews. En moyenne, pour un départ le 19 septembre, les prix reculent de 20 % par rapport à 2008. Les destinations lointaines sont particulièrement attractives pour les touristes souhaitant partir hors saison.
Ainsi, sur un an, les billets aller-retour pour Dakar, Bangkok et Fort-de-France chutent respectivement de 34 %, 33 % et 31 %, soit les diminutions les plus importantes de ce nouveau baromètre. Les destinations du continent américain sont tout aussi attractives, notamment New York à 427 euros (- 27 %) ou encore Montréal à 459 euros (- 23 %). De l'autre côté du globe, les destinations comme La Réunion (- 28 %) et Pékin (- 20 %) jouent aussi la baisse des prix. Les moyen-courriers, pour leur part, présentent des diminutions moins intéressantes sur un an, sauf Athènes qui chute de 27 %.

Le Point.fr

ESPAGNE: Viva El Low Cost !

AFP

Un étranger sur deux arrivant en Espagne en avion a pris un vol à bas coûts en juillet, un mode de transport de plus en plus prisé par les Allemands, les Français et les Italiens en temps de crise, selon des chiffres publiés lundi par le ministère de l'Industrie.
En juillet, 51,9 % des 6,4 millions passagers étrangers qui ont voyagé en Espagne par avion, ont opté pour un vol "low cost".
Un total de 3,33 millions d'étrangers est arrivé en Espagne en juillet grâce à une compagnie à bas coûts, un chiffre en baisse de 1,4 % comparé à juillet 2008. Les compagnies aériennes traditionnelles enregistrent, quant à elles, un recul de 10,4 % des arrivées de voyageurs étrangers.
L'Espagne, troisième destination touristique mondiale, fameuse pour ses vastes plages prises d'assaut par les Britanniques, les Allemands ou les Néerlandais, subit de plein fouet la crise depuis fin 2008. Et la chute de la livre sterling n'a rien arrangé, étant donné que les Britanniques représentent un quart du total des touristes.
Si le nombre de passagers en provenance du Royaume-Uni est quasi stable (-0,5 %), les Allemands (+0,4 %), les Italiens (+3,7 %), les Français (+0,5 %), les Belges (+7,5 %) et les Portugais (+11,1 %) sont plus nombreux à opter pour un vol low cost.
Ces voyageurs se sont rendus principalement en juillet dans six régions : l'archipel des Baléares (28,2 %), Catalogne (20,5 %), Andalousie (15,8 %), la communauté de Valence (14,7 %), les Canaries (7,8 %) et la communauté de Madrid (7,4 %).
L'archipel des Baléares a vu le nombre de touristes arrivant en vols low cost augmenter (+5,1 % de passagers low cost en juillet) en raison du dynamisme de ses deux principaux marchés (allemand et britannique). La communauté de Madrid enregistre une hausse de 8,6 % du nombre de passagers low cost.
Selon l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), l'Espagne a été dépassée cette année par les États-Unis comme deuxième destination touristique mondiale derrière la France (79 millions en 2008).
Les séjours de touristes étrangers ont continué à diminuer en juillet en Espagne, mais à un rythme moins important que les mois précédents. En juillet, 6,6 millions de vacanciers étrangers ont séjourné en Espagne, soit 6,1 % de moins qu'en juillet 2008.

vendredi 21 août 2009

Le premier bar à cocaïne du monde

La ville de La Paz, capitale de la Bolivie située à 3.900 mètres d'altitude, héberge le premier bar à cocaïne du monde, le Route 36. Le bar accueille des hordes de backpackers, ces jeunes routards qui pour la plupart ont pris une année sabbatique au milieu de leurs études, attendent le début de leur prochain boulot ou partent tout simplement à la découverte de l'Amérique du Sud et de ses merveilles, parmi lesquelles la cocaïne.
«Comme il s'agit d'un club qui ouvre tard et qui sert de la cocaïne, les voisins ont tendance à se plaindre assez rapidement, confie un journaliste bolivien au Guardian. Alors il bouge tout le temps. S'ils ont de la chance, ils restent trois mois dans le même endroit, mais le plus souvent ce n'est que deux semaines.»
«Tout le monde connaît cet endroit» explique Jonas, un backpacker. Bien que la cocaïne soit illégale en Bolivie, Route 36 est en train de devenir une étape essentielle pour des milliers de touristes qui viennent goûter la production locale, qui est réputée pour sa disponibilité, son prix (15 euros le gramme) et sa pureté.

Slate.fr

mercredi 19 août 2009

Le tourisme tourne au ralenti dans les destinations en vogue en Europe

AFP

Des rangs de chaises longues clairsemés sur les plages en Espagne et Italie, des tables vides aux terrasses de café en France: la crise financière a coupé les ailes au secteur touristique des principales destinations d'Europe, en mal de visiteurs étrangers.
La chute aura été brutale en France, pays qui attire le plus de touristes étrangers dans le monde, avec 79,3 millions de visiteurs en 2008. Au coeur de l'été, en juillet et août, la baisse des touristes étrangers a été évaluée à 30% par le gouvernement, après un recul de 15,5% sur les cinq premiers mois.
Première rivale de la France, l'Espagne s'en sort un peu mieux, avec un recul des visiteurs étrangers estimé à 10% pour l'été, et une baisse limitée à 11,4% sur les six premiers mois. En Italie, les professionnels tablent sur un recul de 8,3% des arrivées de touristes étrangers entre mai et octobre.
Fragilisée, la France devrait toutefois "rester la première destination mondiale, puisque tout le monde recule à peu près dans les mêmes proportions", assure Christian Mantei, président de l'agence de développement touristique Atout France.
La France dépend moins que ses concurrents des touristes étrangers en été, période où leur part dans les nuitées globales n'atteint que 20%: "En France, nous avons des visiteurs toute l'année", fait valoir M. Mantei.
Comme la France, de nombreux pays comptent sur les touristes nationaux pour compenser la chute des étrangers. En ces temps de crise, les Européens ont en effet redécouvert les vacances au pays: selon une étude de l'institut Gallup, 48% d'entre comptent rester dans leur pays en 2009, contre 43% en 2008.
Champions du tourisme aux côtés des Allemands, les Britanniques, échaudés par la chute de la livre, ont réduit de 10% leurs voyages en Europe.
Du coup, les vastes plages d'Espagne, habituellement prises d'assaut par les Britanniques et les Allemands, ne se remplissent plus. "C'est le pire été que j'ai jamais vu. Il n'y a personne sur la plage", se désole Pedro Hervas, vendeur de boissons à Torremolinos sur la Costa del Sol.
Avec 57,3 millions de visiteurs étrangers, l'Espagne s'est fait doubler en 2008 par les Etats-Unis (58 millions), désormais deuxième destination mondiale derrière la France. Face à la crise, le gouvernement espagnol a débloqué un milliard d'euros pour soutenir le tourisme.
Comme ailleurs en Europe, les dépenses des touristes dans les bars et restaurants sont en berne en Espagne. La consommation de bière devrait reculer de 13,5% en août comparé à 2008, redoutent les brasseurs espagnols.
Les recettes liées au tourisme font également cruellement défaut en Grèce ou au Portugal, où les dépenses des visiteurs étrangers ont chuté respectivement de 14,7% et de 13,2% au cours du premier semestre.
L'heure est aussi aux économies sur les plages en Italie: "Les gens louent un parasol mais ils apportent des sandwiches pour manger sur place", selon le Syndicat des établissements balnéaires. En juin et juillet, les plages italiennes ont compté 1,5 million de touristes de moins que l'an dernier.
Confrontés à une chute de la demande, les hôtels ont commencé à casser les prix: au deuxième trimestre, les tarifs des chambres en Italie ont reculé en moyenne de 8,3%, une baisse qui frôle les 30% dans les 3 et 4 étoiles.
Seule la Ville éternelle semble pour l'heure échapper à la crise: "Le tourisme va bien à Rome alors que Florence, Venise et la côte sont en baisse", commente Mauro Cutrufo, adjoint au maire chargé du tourisme.

jeudi 6 août 2009

Bermudes: Les Blancs n'ont plus le droit au débat politique

"Les Blancs bermudiens n'ont-ils plus leur mot à dire en politique ?" The Royal Gazette, le quotidien des Bermudes, lance la question. Il a fait les comptes : le Parti travailliste au pouvoir (Progressive Labor party, PLP) n'a qu'un député blanc. Dans l'opposition, du côté de l'United Bermuda Party (UBP), la situation n'est pas meilleure. De même, à la radio, les animateurs des émissions politiques refusent de prendre à l'antenne certains auditeurs, du moment qu'ils savent qu'il s'agit de Blancs.
Parfois, même l'Etat les traite différemment selon leur couleur de peau. Claire Smith, une femme d'affaires blanche, qui avait envoyé un mail aux députés pour critiquer le Premier ministre Ewart Brown, l'a appris à ses dépens : on lui a répondu que le gouvernement n'échangeait pas "avec les racistes et les fanatiques", relate le journal.
"Alors que seuls les racistes fervents regrettent les jours où les Blancs détenaient un pouvoir disproportionné, la question essentielle qui se pose est la suivante, commente The Royal Gazette : n'avons-nous pas basculé dans l'excès inverse ? Le point de vue des électeurs blancs n'a-t-il plus aucune valeur dans le monde politique actuel ?"

La carte d’identité UK piratée en 12′

Adam Laurie est une figure du monde de la sécurité informatique, et donc des hackers, mais aussi la bête noire de ceux qui veulent faire rimer papiers d’identité sécurisés et puces électroniques RFiD (sans contact).
En 2006, il avait mis 48 heures à lire (et donc “pirater“) les données contenues dans la puce RFiD “sécurisée” du passeport électronique britannique. En 2007, il avait mis 4 heures…
Un article du Daily Mail révèle qu’il vient de mettre 12 minutes seulement à pirater la future carte d’identité britannique, elle aussi “sécurisée” par la RFiD.

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/08/06/la-carte-didentite-uk-piratee-en-12/

un mur de béton de 700 kilomètres le long de la frontière irano-afghane

Les autorités iraniennes ont annoncé fin juillet leur volonté de construire un mur de béton de 700 kilomètres le long de la frontière irano-afghane, rapporte Afghanpaper.com. Avant la fin de l’année iranienne, qui s’achève en mars 2010, “la frontière sera fermée par un mur de béton et des fils barbelés”, a expliqué l’organisme iranien de lutte contre la drogue. En effet, l’Iran est un des principaux pays de transit de l’opium afghan. Les autorités iraniennes ont à plusieurs reprises renforcé le contrôle aux frontières, mais sans parvenir à ralentir notablement le trafic.

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Bien evidemment: Euro-palestine, José Bové...etc... prévoient de nombreuses manifestations...

Piégés «en plein vol» à Bangkok

Depuis plusieurs années, des étrangers accusés à tort de vol dans l’aéroport ont dû payer pour être libérés. Le Premier ministre thaïlandais a décidé d’agir.

Parfums, maroquinerie et autres marchandises proposés par les magasins détaxés de l’aéroport international de Bangkok sont des tentations pour les voyageurs en attente de leur vol, mais prenez-y garde : cela pourrait vous coûter plus cher que vous ne pensez. Des témoins affirment qu’un racket, à l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok, force des touristes, faussement accusés de vol à l’étalage, à payer des sommes d’argent colossales pour pouvoir rentrer chez eux.
Des dizaines de personnes auraient été victimes de ce racket sur les trois dernières années. Le cas d’Angela Norris, une Irlandaise venue en juin pour participer à une conférence internationale en Thaïlande, est emblématique. «Comme je n’avais pas eu de temps pour faire du shopping à Bangkok, j’ai acheté à l’aéroport des jouets pour mes enfants, et je me suis offert des produits cosmétiques», raconte-t-elle. Elle choisit un rouge à lèvres et un mascara, les présente à la caisse, paie avec sa carte de crédit et sort du magasin. Quelques minutes après, elle est entourée de gardes de sécurité qui lui lancent : «You ! You ! You go jail six months» («Toi, toi, tu vas aller six mois en prison»).
Elle accepte de laisser fouiller son sac où se trouvent les deux articles de maquillage, mais - surprise ! - un seul figure sur le reçu. Amenée au commissariat de police le plus proche de l’aéroport, elle passe la nuit dans une cellule «sale, puante et pleine de moustiques» avant de s’entendre dire qu’elle sera libérée «sous caution», en payant 2 100 euros.
Peu désireuse de passer plusieurs mois en prison, en attente d’un procès, elle paie et tente de récupérer son passeport auprès de la police de l’immigration… où elle est de nouveau arrêtée. Ce n’est qu’après l’arrivée de son mari, venu de Dublin, et avec l’aide de l’ambassade d’Irlande qu’elle pourra finalement prendre son vol, dix jours après la date prévue.
Le cas d’un couple britannique - Stephen Ingram et Xi Lin, deux ingénieurs de Cambridge - a fait grand bruit au Royaume-Uni. En avril, ils sont accusés de vol à l’étalage dans un magasin détaxé de l’aéroport de Bangkok. Comme dans le cas d’Angela Norris, leur méfait supposé aurait été filmé par le circuit interne de télévision. Amenés au commissariat local, ils se voient exiger une somme de 9 300 euros pour pouvoir être libérés. Ils passeront cinq jours confinés dans un motel proche de l’aéroport, le temps d’opérer des virements bancaires à partir de Grande-Bretagne.
Entre-temps, la vice-consule britannique leur a expliqué qu’ils avaient été victimes d’une arnaque classique de l’aéroport thaïlandais, baptisé le «racket zigzag». Depuis, ils affirment vouloir engager une procédure judiciaire pour récupérer leur argent. «Notre principale motivation est de protéger d’autres touristes britanniques innocents pour qu’ils ne soient pas pris dans ce cauchemar», explique Stephen Ingram. L’ambassade de Grande-Bretagne a mis en garde ses ressortissants sur son site Internet, et d’autres cas sont signalés par l’ambassade du Danemark. Selon les services diplomatiques hexagonaux à Bangkok, il n’y a, pour l’instant, aucun Français victime de ce racket.
La société King Power, qui dispose du monopole des ventes de produits détaxés à l’aéroport Suvarnabhumi, conteste la version donnée par ces touristes. Dans les deux cas cités, elle affirme que les images du circuit interne de télévision (qu’elle a mises en ligne sur son site Internet) constituent des preuves solides contre les accusés. Quant à ce qui se passe, une fois que les gardes de sécurité ont remis les touristes aux mains de la police, elle dit «ne pas pouvoir en être tenue pour responsable».
Devant l’effet désastreux de cette affaire sur l’image du pays, qui dépend beaucoup du tourisme, le Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, a convoqué mardi le ministre des Transports, Sohpon Zarum, et le président des aéroports thaïlandais, Serirat Prasutanond, pour leur demander des explications.

http://www.liberation.fr/monde/0101581291-pieges-en-plein-vol-a-bangkok

mardi 4 août 2009

Un «permis à points» pour devenir britannique

Quand les anglo-saxons remettent enfin en cause leur système communautariste...

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Jusqu'ici, la naturalisation s'obtenait automatiquement après cinq années de travail en Grande-Bretagne.

Le ministère de l'Intérieur a révélé lundi les détails de sa réforme de la naturalisation, qui prévoit un nouveau système d'évaluation.

«Les immigrants devront désormais gagner leur nationalité britannique.» C'est l'idée phare du «Borders, Citizenship and Immigration Act 2009» approuvé par le Parlement britannique le mois dernier et dont le contenu a été révélé lundi. La grande nouveauté de cette loi est la mise en place d'un système de points qui permettra ou non à un immigrant de devenir sujet de Sa Majesté en fonction de ses compétences, son travail et ses connaissances. Les mauvais comportements seront désormais sanc­tionnés. Acquérir la nationalité britannique sera donc plus difficile et surtout la procédure sera plus longue, avec des délais qui pourraient atteindre dix ans. Jusqu'à maintenant, la naturalisation s'obtenait automatiquement après cinq ans passés à travailler dans le pays. Les seules conditions qui s'imposaient : l'apprentissage de l'anglais, le paiement des impôts et l'obéissance à la loi.

(...)

«Nous pensons qu'il est juste de demander à un nouveau citoyen allégeance aux règles du pays et qu'il est donc normal d'essayer de définir objectivement ses règles», a expliqué Phil Woolas, le ministre britannique de l'Immigration.
(...)

Pour l'opposition conservatrice, ce nouveau système est un «acte de désespoir de la part du gouvernement qui a laissé l'immigration sans contrôle pendant plus de dix ans et qui délivrait des passeports britanniques toutes les cinq minutes».

La Grande-Bretagne fait face à une explosion de sa population depuis plusieurs années. Selon les dernières prévisions officielles, en 2028, la Grande-Bretagne, qui compte actuellement 61 millions d'habitants, devrait voir sa population dépasser les 70 millions. Or, 70 % de cette augmentation résultent de l'immigration.


http://www.lefigaro.fr/international/2009/08/04/01003-20090804ARTFIG00234-un-permis-a-points-pour-devenir-britannique-.php
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lundi 3 août 2009

A Paris, on sert des bières d'un litre... aux touristes

Si vous êtes touriste à Paris, vous dépenserez beaucoup d'argent, et certainement plus que si vous êtes Parisien, en allant au même endroit. Comment ça se fait ?
j'ai fait l'expérience simple et révélatrice d'une terrasse un après-midi, accompagnée de quatre jeunes Américaines, dans un café de l'Ile de la Cité.
Addition : 6,80 euros le café au lait, 13 euros la bière, et le sentiment d'être poussé à la consommation (et de devoir le payer).
La commande s'est faite en anglais : « Two coffees, two hot chocolates and one beer, please. » Le serveur, sans évoquer aucune précision de prix, pose la question : « Coffees with milk ? » Sans savoir que leur « yes, please » leur couteraient quelques 3 euros de plus, les jeunes filles acceptent.
« And the beer, medium or large ? » : comprenant que « large » serait une pinte, j'acquiesce à mon tour, et opte pour le « large ». Nos boissons arrivent quelques instants plus tard.
Sur le plateau donc, deux bols de chocolat chaud, deux bols de café (oui, des bols ! ) et… un litre de bière. « A large beer » ne signifait donc pas une pinte de bière (0,5 litre) mais plutôt un litre de bière, ce qui est peu probable d'être la taille que souhaite une jeune fille, en plein après-midi.
L'addition arrive. Total : 40,20 euros. L'une d'entre nous interroge en anglais le serveur : « Est-ce la taille normale des boissons ? » Aucune réponse. Soit il ne comprend pas, soit il fait semblant de ne pas entendre.
Autour de nous, d'autres consommateurs ont plus de succès. Des Allemands demandent en Français confirmation du prix de leur bière « moyenne » inscrit sur le ticket. Le serveur rétorque : « 9 euros, OK ? » Ils opinent du chef ; après tout, les vacances, ça coûte cher…
Une Espagnole balbutie dans toutes les langues pour savoir s'il s'agit bien de la boisson qu'elle a commandée qui vient d'arriver sur sa table. Le garçon de café fait signe de la tête que oui. Oui, même pour du Red Bull, un « moyen », c'est 50 centilitres !
Avant de publier l'article, Rue89 a été demander des explications au couple propriétaire du café sur l'Ile de la Cité. Ils ont accepté d'emblée de nous répondre. Loin de cacher leurs pratiques, ils les revendiquent :
« C'est assumé ! On est dans une zone touristique, on en profite. On n'est pas des voleurs, on n'est pas les plus chers de la rue. Et puis, nous aussi on se fait arnaquer à l'étranger. Ça nous arrive d'avoir des histoires, mais comme tout le monde.
Avant on n'était pas cher et tout le monde considérait qu'on faisait de la merde. Maintenant, on fait exactement la même chose qu'avant, je vous le jure sur la tête de mes enfants, mais trois fois plus cher et plus personne ne dit qu'on fait de la merde. »

Même commande et même tarif pour le journaliste de Rue89 qui nous accompagne et filme en caméra cachée. Une bière « moyenne » : 50 centilitres et 9 euros. En partant, il questionne le serveur : « Je pensais avoir un demi, vous n'en servez pas ? » « Pas en terrasse. »
Pourtant, le panneau légal indiquant le prix des boissons (ici, un petit panneau donnant les prix de huit boissons seulement et dissimulé derrière une porte vitrée repliée) mentionne le prix de 5,10 euros pour une bière « flacon » de 33 centilitres en salle ou en terrasse… « Il ne s'agit pas d'un demi mais d'une bouteille », rétorque le patron. C'est vrai, mais elle n'est jamais proposée.
Pour tout ce qui nous a été servi, aucune pratique strictement illégale. Mais l'arnaque frise le grotesque. Les prix ne sont pas transparents et les voeux des clients exagérément surinterprétés.
La pratique est loin d'être isolée. Un serveur d'un autre café du quartier Saint-Michel témoigne dans le même sens :
« En gros, on a trois classes de prix : les habitués, les touristes et les autres. »
Les habitués ont les prix du bar, aussi parce qu'ils vont plus naturellement vers le bar, connaissant les prix de la salle et de la terrasse. Prix du café : 2 euros. Les touristes insouciants sont plutôt mal lotis : on leur sert des portions systématiquement plus grandes, après un discours sur les prix des moins transparents. Prix du café servi : 7 euros.
Pour les autres, Parisiens et toute personne qui a plus de flair, une petite discussion avec le serveur au moment du choix de la consommation renseigne tout de suite sur les prix associés aux quantités des boissons et à la salle ou la terrasse.
Le même serveur de Saint-Michel poursuit :
« Les petites anarques, c'est proposer des suppléments sans préciser qu'ils sont facturés :
un peu de salade, par exemple, qu'on facture ensuite 5 euros.
C'est mettre des glaçons dans la moitié d'un verre de Coca.
C'est servir au verre de la limonade pression, achetée quelques centimes d'euros le litre, quand un client commande un Sprite.
C'est dire qu'en terrasse, on ne sert que telle quantité minimum.
C'est se permettre de refuser de servir des clients si on sent qu'ils ne vont pas consommer gros.
C'est refuser de donner un verre d'eau du robinet au prétexte qu'on n'a que de l'eau en bouteille… »

Bienvenue à Paris, la ville la plus visitée du monde.

http://eco.rue89.com/2009/07/26/a-paris-on-sert-des-bieres-dun-litre-aux-touristes

Un Italien sur vingt vit dans la pauvreté absolue

La pauvreté a progressé l'an dernier en Italie, où un habitant sur sept vit dans une "pauvreté relative" et un habitant sur vingt dans des conditions de "pauvreté absolue", selon des chiffres diffusés par l'agence nationale des statistiques (Istat).
La pauvreté a progressé l'an dernier en Italie, où un habitant sur sept vit dans une "pauvreté relative" et un habitant sur vingt dans des conditions de "pauvreté absolue", montrent des statistiques publiées jeudi.
Le nombre de personnes vivant dans un état de pauvreté absolue - défini par l'incapacité d'acquérir les biens nécessaires pour atteindre un niveau de vie retenu comme le minimum acceptable - a atteint en 2008 2,9 millions de personnes, soit 4,9% de la population (+0,8 point).
Dans le Mezzogiorno (sud), la proportion des personnes très pauvres atteint 8,1% contre 6% un an auparavant, selon l'agence nationale des statistiques (Istat).
La proportion d'Italiens vivant dans une pauvreté relative - c'est-à-dire avec moins de 999,67 euros par mois - a atteint 13,6% l'an dernier, soit 8,78 millions de personnes. Elle était de 12,8% en 2007.
Cette proportion grimpe à 26,7% dans le sud de l'Italie, soit plus de trois fois le niveau du centre du pays (8,1%), et quatre fois celui du Nord (5,9%).
Les familles avec plus de trois enfants, les jeunes travailleurs et les personnes âgées sont les populations les plus vulnérables.

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-07-30/un-italien-sur-vingt-vit-dans-la-pauvrete-absolue/924/0/365892

Mitsuko Zahar brise l'image idyllique des Français.

Installée en France, la journaliste Mitsuko Zahar publie dans son pays un essai insolite et décapant sur les habitants de la capitale. Florilège.


«Les Parisiens ont des goûts de chiotte!»

C'est en ces termes châtiés que l'on pourrait traduire Parisiens wa aji onchi, le titre du pamphlet qui fait le buzz de Tokyo à Nagasaki, depuis sa sortie en juin dernier (1). La raison de ce succès? «Jamais aucun auteur japonais n'avait encore osé briser notre amour pour la France», explique le chroniqueur Kei Nakamura dans Yomiuri Shimbun, premier quotidien du pays (diffusé à 14 millions d'exemplaires). On ne saurait mieux dire...
En 35 petits chapitres bien rythmés, Mitsuko Zahar, ancienne danseuse de music-hall devenue journaliste free-lance, installée à Paris depuis 1970, croque les tics et les TOC des habitants de la capitale. «J'ai usé de votre plus belle qualité -la liberté de ton- pour raconter vos pires défauts», résume-t-elle. Sont évidemment disséqués quelques-uns des travers que les French bashers (bouffeurs de Français) anglo-saxons ressassent à longueur de best-sellers: les odeurs suspectes dans le métro, les chauffeurs de taxi atrabilaires ou la nonchalance des garçons de café. Mais le prisme nippon révèle aussi des tares hexagonales insoupçonnées.
Les poux, par exemple: au Japon, ces insectes répugnants ne sont qu'un mauvais souvenir remontant au Moyen Age; en France, ils sont une sorte de bizutage qui fait sourire les maîtres d'école, n'affole pas les parents d'élèves et enrichit les pharmaciens. «Le jour où j'en ai trouvé dans les cheveux de mes enfants, j'ai manqué m'évanouir.»
Le haschich: les Français aiment ça et, lorsque Karl Zéro raconte chez Ardisson que Laurent Baffie en a fumé à la table de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, tout le monde rigole. Impensable au Japon, où l'un des plus illustres sumos s'est fait suspendre à vie pour une tête d'épingle de résine.
Les minuteries dans les toilettes font rire Tokyo
Les parapluies: à Tokyo, où la pluviométrie est certes plus importante, on en a toujours deux ou trois sous la main et il s'en vend à tous les coins de rue ; à Paris, on les perd systématiquement et on préfère attendre sous un Abribus que l'averse passe. Fatalisme exotique pour le Tokyoïte, toujours pressé! «Mes amis nippons ont longtemps fantasmé sur Cherbourg, où ils s'imaginaient trouver des parapluies aussi chics que ceux du film de Jacques Demy. Je les envoyais boulevard Saint-Germain, dans l'une des seules boutiques spécialisées, où la clientèle était à 90 % japonaise!»
Autre exemple cocasse: les minuteries. Des cages d'escalier aux parkings, il y en a partout en France. «C'est un détail infime qui traduit votre indiscipline. Au Japon, ça n'existe pas. On a appris à éteindre. Votre ingénieux système de lumière déclenchée par la fermeture du verrou des toilettes fait beaucoup rire mes lecteurs.»
A propos des Parisiens qui donnent des leçons de cuisine alors qu'ils ne savent plus faire une mayonnaise, divorcent comme ils changent de chemise ou méprisent les Belges, l'auteure n'y va pas non plus de main morte. Mais l'on ne critique bien que ceux que l'on aime: «J'adore vos pompiers défilant le 14 Juillet, terriblement sexy, mais aussi votre profonde affection pour les chiens et les chats et votre façon charmante de rendre service. Il m'est arrivé plusieurs fois de tomber en panne, il y a toujours eu un automobiliste pour m'aider. A Tokyo, je serais encore sur le bord de la route!» Meilleure preuve de sa passion pour sa ville d'adoption, Mitsuko Zahar avoue, à la fin de son livre, qu'elle s'est offert il y a une vingtaine d'années sa place au cimetière Montparnasse et, par la même occasion... la nationalité française!

(1) Aucune traduction n'est pour l'instant prévue en France, hélas...

http://www.lexpress.fr/styles/question-style/defauts-de-parisiens-vus-par-une-japonaise_778252.html

dimanche 2 août 2009

Ces Belges qui s'installent en France

Ce n'est pas nouveau, nombre de Belges traversent chaque jour la frontière pour rejoindre leur domicile, en France. Pas vraiment pour profiter des paysages, mais pour bénéficier d'une réduction d'impôts.
La France, paradis fiscal pour nos voisins belges. Depuis 1964, en vertu d'une convention franco-belge, les travailleurs transfrontaliers, installés dans un rayon de 20 km autour de la frontière la plus proche, paient leurs impôts en fonction de leur lieu de résidence et non du pays où se trouve leur emploi. La fiscalité sur le revenu étant plus importante dans le royaume voisin (de 20 à 30 % par rapport à la France), nombre de Belges ont décidé de s'installer en France.

C'est le choix de cette jeune retraitée, qui préfère garder l'anonymat pour ne pas s'attirer d'inimitiés. « Je suis venue en France pour des raisons fiscales, oui, bien sûr ! » Depuis juillet, cette célibataire loue une maison dans le Bavaisis, mais elle projette d'acheter, en France toujours. Elle apprécie désormais le mode de vie à la française et ne retournerait pour rien au monde en Belgique, bien qu'y ayant toute sa famille.
Benjamin Farineau, de Farineau Immobilier, ne compte plus les acheteurs belges potentiels. Il explique que le royaume de Belgique aimerait abolir le statut transfrontalier, pour récupérer le manque à gagner de ces « déménagements fiscaux ». Puis souligne que, étant donné le chaos qui règne en politique en ce moment, la réforme souhaitée n'est pas près d'aboutir.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Maubeuge/actualite/Secteur_Maubeuge/2009/08/02/article_ces-belges-qui-s-installent-en-france.shtml